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01.09.2008

Standon, laboratoire.

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Toutes les photos sont de Simon Dumas.

08:24 Écrit par Pascal Leclercq Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Post-partum

 

La deuxième performance a clôturé en beauté mon séjour à Québec, ce vendredi. Selon ceux qui étaient présents aux deux, cette prestation a été de loin supérieure à celle de jeudi : la présence de Mathieu à la contrebasse, en direct cette fois, et le fait que j'aie appliqué certains conseils prodigués par Sylvio le soir précédent y étaient pour beaucoup, sans compter que nous avions eu une journée de plus pour répéter. Après, nous sommes allés fêter notre amitié au Sacrilège ; c'était déjà le moment des adieux, nous avions tous l'impression d'avoir vécu quelque chose d'extraordinaire ensemble. Notre expérience de création collective, commencée dans un chalet un peu pourri à Saint Léon, aura été jusqu'à ce deuxième soir de performance, et ce malgré les doutes, un cheminement entre des artistes exigeants en recherche de dialogue. Merci Simon et Dominique, merci Thomas et Chloé, merci Sylvio, merci Mathieu... Bien sûr, ce n'est que le point de départ, viendront d'autres sessions de travail, d'autres dates de représentation, au Québec, en Belgique, en France, et il y a fort à parier que Standon connaîtra encore bien des évolutions, néanmoins cette première phase restera dans notre idée quelque chose comme une histoire fondatrice, un moment mythique sur lequel pourront s'appuyer nos futures métamorphoses.

Les deux jours suivants sont passés comme dans un drôle de rêve : quitter la résidence, prendre le bus jusqu'à Montréal, puis l'avion jusqu'à Bruxelles, retourner à la quotidienneté liégeoise sans véritable sas de décompression, vivre quarante-huit heures en trente-six, tout en ayant l'impression de n'en vivre que vingt-quatre, avec, imprimée en permanence sur la rétine, l'image de Juliette, que j'aurai quand même pu serrer contre moi avant de partir, sans parvenir à trouver les mots justes... Merci aussi Juliette et j'espère à très vite.

Aujourd'hui je suis dans un état proche de la dépression post-partum, et il faut recommencer à bosser. Quand je suis rentré dans ma maison de la rue Pierreuse, le chauffe-eau m'avait fait le sale coup de provoquer un coupe-circuit, j'ai dû jeter tout ce qu'il y avait dans le congel – essentiellement du poisson et des légumes, et ces délicieuses petites boulettes kefta que j'avais préparées pour Lola et moi juste avant mon départ... Comme cadeau de bienvenue, on fait mieux.

Sur ce blogue, je mettrai encore des photos et des vidéos, puis des informations concernant les dates des futures représentations, dès qu'elles seront connues.

08:06 Écrit par Pascal Leclercq Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.08.2008

Première performance ce soir !

Qui l'aurait cru ? Peut-être sommes-nous vraiment prêts pour la performance de ce soir. C'est curieux comme les choses se sont mises en place d'elles-mêmes au cours de cette journée d'intenses répétitions. Hier, nous avons passé notre temps à installer des projecteurs, à régler l'éclairage et le son ; et Thomas a encore fait des prises de vues à la caméra avec Sylvio vers dix-huit heures. Nous avons fait le tout premier filage du texte à dix heures du soir ! Malgré ça, après quelques doutes et de nombreux réajustements, aujourd'hui tout semble aller pour le mieux ; j'en suis même à me dire que j'ai retrouvé la vérité de mon texte. Ben tiens. Je croise les doigts et j'essaie d'en parler demain, photos à l'appui.

02:20 Écrit par Pascal Leclercq Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.08.2008

Spa

Pour contredire Thomas qui trouve ce blogue inintéressant et anecdotique, je publie la photo de notre petit groupe dans le spa (appelé plus couramment bain à bulles, chez nous, et ce alors que nous sommes bien plus proches de Spa) de Dominique, à Lévis. C'était dimanche et certains d'entre nous avaient bien mérité un peu de repos...

 

 

 

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Et tant qu'on y est, nous voici Thomas et moi sur le traversier pour Lévis.

 

 

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21:05 Écrit par Pascal Leclercq Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |

Essai bande son.

Lundi, nous avons installé un mini studio audio dans la résidence d'écrivain, et nous nous sommes mis au travail, Simon, Mathieu Therrien le contrebassiste et moi, pour enregistrer la bande son. Expérience palpitante, surtout pour mon coeur qui a de nouveau été sollicité - sprint en côte, sale affaire. J'ai également tâté de la contrebasse, comme en témoigne cette image.

 

 

 

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Bien sûr, l'élaboration de cette bande son est une étape importante ; elle arrive cependant à un moment délicat du processus de création, pour la simple raison que la scénographie, la mise en scène et même la bande vidéo ne sont pas encore vraiment définies. Il s'agit donc plus d'une tentative pour rechercher une ligne sonore, une ambiance générale, que d'un enregistrement définitif.

Sur la lecture en elle-même, nous nous sommes rendus compte des défauts que notre stratagème a instillés dans le texte. D'après Thomas - qui est acteur de formation - il s'agit d'une lecture qui fait la part trop belle à l'énergie insufflée de l'extérieur au texte, et en néglige par là le sens.  Pour Chloé - la blonde de Thomas, elle aussi vient du milieu du théâtre - après un bon début, certains passages paraissent vides et l'ennui s'installe. Probablement faut-il retrouver le plaisir et la vérité de chaque partie de ce long poème divinatoire. Les commentaires sont les bienvenus.

Evidemment, ça cogite beaucoup depuis hier soir et d'autres pistes sont lancées. Ce mardi matin, Simon, Thomas et moi avons eu une petite discussion sur le toit de l'immeuble, discussion rendue nécessaire par la proximité des échéances et l'enjeu de notre travail. La question essentielle demeure : comment avancer dans une véritable création interdisciplinaire, qui ne soit pas le simple habillage vidéo et sonore d'un texte, qui soit un nouveau tout et non la somme de trois parties;  bref, comment installer le dialogue entre les différents médias que sont l'écriture, la vidéo et le son. Il apparaît de plus en plus que ce que nous présenterons au public lors des laboratoires de jeudi et vendredi sera un état des lieux de notre recherche plutôt qu'un produit fini - même si nous le savions déjà. L'intérêt de cela, c'est que ça nous permet d'être dans une autre dynamique que celle de l'affinage : nous serons à la recherche de Standon jusqu'à décembre, lorsque Rhizome viendra en résidence de création à Bruxelles. 

 

 

 

 

 

 

25.08.2008

L'intuition de Simon

Voici ce que Simon a écrit dans son carnet à propos de l'intuition qu'il a eu, et qui nous a menés à cette nouvelle lecture du texte : "En écoutant les premières prises du texte de Pascal, je l’entendais respirer bruyamment au rythme de la lecture. Ça m’a donné l’idée de le faire courir, qu’il se fatigue et qu’il reprenne la captation à bout de souffle. Ça a marché, la deuxième prise est empreinte d’urgence avec quelque fois des notes de détresse. Pascal m’a dit qu’il avait eu ce faisant l’impression de retrouver son texte. Ça m’a fait plaisir."

05:35 Écrit par Pascal Leclercq Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.08.2008

Cours Pascal, cours !

Samedi. La journée de travail débute mal : la sortie de la veille nous a un peu détruits, Simon et moi, et c'est barbouillés que nous commençons péniblement la captation sonore que nous nous sommes promis de faire cet après-midi. Inutile de préciser que notre matinée a été fort courte ; lorsque je rejoins Simon chez lui, il est déjà midi et nous embarquons chez l'épicier du coin le nécessaire pour nous faire un repas, que nous mangeons sur la bucolique terrasse de l'immeuble dans lequel Rhizome a fait son nid. Deux avocats, quelques tomates, deux œufs, du pain, des fraises.

La première captation est laborieuse : je dois m'y reprendre à plusieurs reprises pour enregistrer chaque partie du texte. Au montage, c'est l'insatisfaction : la lecture est mécanique, l'intensité absente, l'intention artificielle. Nous caressons un moment le doux projet d'aller nous étaler dans les jardins du parc des Champs de Bataille, jusqu'à ce que Simon ait une illumination pour une nouvelle prise de son. Me voici donc torse nu, à courir autour du bâtiment : il ne se passe pas longtemps avant que je sois complètement essoufflé. Retour à court d'haleine dans le studio, tentative de retrouver un pouls acceptable, puis la deuxième lecture commence, beaucoup plus fluide que la première. Cet exploit d'athlétisme improvisé m'a aidé à retrouver l'essence de mon texte, et une authentique urgence pour le dire. Nous repassons derrière la console ; les manipulations qui nous ont paru fastidieuses et imbéciles deux heures auparavant, nous les envoyons en deux temps, trois mouvements. Nous prenons enfin une pause pour aller manger des sushis dans le parc précité, ensuite, retour au studio et seconde illumination de Simon.

A neuf heures, nous décidons d'en rester là, contents et presque surpris du travail accompli. Et comme nous nous sommes promis de ne pas sortir, nous passons boire un pot au Sacrilège, là où tout finit toujours par déraper, et effectivement ça dérape. Nous voici rendus aux petites heures… Lundi, nous construirons la base sonore de la performance, j'espère pouvoir la publier sur ce blogue dès le début de soirée.

 

20:18 Écrit par Pascal Leclercq Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |